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Une entente intercommunale
Structure fédératrice singulière, la RTLMF voit le jour dans une situation de crise profonde : les maisons d’opéra sont asphyxiées par le manque de moyens, les municipalités se révèlent incapables de faire face à la totalité de leurs besoins financiers et l’État se montre peu soucieux des difficultés rencontrées par l’art lyrique de province.
Formée sur la base d’une entente intercommunale réunissant les élus de treize villes fondatrices – Avignon, Bordeaux, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Strasbourg, Rouen, Toulouse et Tours –, l’association naît ainsi d’une action militante forte, visant à « défendre dans le cadre communal l’art lyrique sous toutes ses formes ».
La création de la RTLMF se réalise en collaboration directe avec l’État. Porte-parole des maisons municipales auprès de ce dernier et outil de mise en place d’une décentralisation artistique, l’association devient rapidement un acteur majeur des politiques nationales en faveur de l’opéra.
Formée sur la base d’une entente intercommunale réunissant les élus de treize villes fondatrices – Avignon, Bordeaux, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Strasbourg, Rouen, Toulouse et Tours –, l’association naît ainsi d’une action militante forte, visant à « défendre dans le cadre communal l’art lyrique sous toutes ses formes ».
La création de la RTLMF se réalise en collaboration directe avec l’État. Porte-parole des maisons municipales auprès de ce dernier et outil de mise en place d’une décentralisation artistique, l’association devient rapidement un acteur majeur des politiques nationales en faveur de l’opéra.
Un intermédiaire incontournable
La RTLMF apparaît peu à peu comme l’intermédiaire incontournable dans les rapports entre l’Etat et les théâtres lyriques de province : véritable bras droit de l’administration des Affaires culturelles, elle établit les critères de subventionnement, participe aux débats qui déterminent le montant de l’aide allouée, reçoit et redistribue celle-ci entre les divers opéras qui lui sont affiliés. Au cours des années 1970, l’activité de l’association se concentre ainsi essentiellement sur la négociation et la gestion des subventions étatiques accordées à ses membres.
Le début des années 1980 marque une étape fondamentale dans les rapports qu’entretiennent la RTLMF et l’Etat : celui-ci fait le choix de ne plus passer par celle-là pour l’octroi de subventions, la recevabilité des demandes n’étant plus conditionnée par une affiliation des théâtres lyriques à l’association. Dans le même temps, le Ministère lui retire la responsabilité de la détermination des critères de subventionnement, lesquels se trouvent alors définis par un décret de 1983.
Le début des années 1980 marque une étape fondamentale dans les rapports qu’entretiennent la RTLMF et l’Etat : celui-ci fait le choix de ne plus passer par celle-là pour l’octroi de subventions, la recevabilité des demandes n’étant plus conditionnée par une affiliation des théâtres lyriques à l’association. Dans le même temps, le Ministère lui retire la responsabilité de la détermination des critères de subventionnement, lesquels se trouvent alors définis par un décret de 1983.
Une évolution des missions
L’État ayant ainsi manifesté sa volonté d’être désormais seul arbitre en matière financière, la RTLMF est amenée à renouveler le sens donné à ses actions. Au cours des années 1980-1990, elle n’a de cesse d’élargir le champ de ses missions pour s’orienter dorénavant vers un travail de réflexion, d’études, de concertation et de coopération sur les aspects tant artistiques qu’administratifs du théâtre lyrique.
Cette évolution s’accompagne en 1991 d’une modification de ses statuts et d’un changement de dénomination : l’association prend le nom de RTLF – signe d’un recentrage sur les institutions elles-mêmes –, les critères d’affiliation sont nettement assouplis et les missions précisément définies. Parallèlement, la structure se professionnalise par le recrutement, en 1998, d’un délégué général, en charge de sa gestion.
La présidence de Laurent Hénart, à partir de 2001, marque un tournant dans l’évolution de l’association avec notamment l’édition d’un livre blanc de l’art lyrique en France en avril 2002, une révision des statuts en 2003 (qui fait naître la ROF) puis en janvier 2008, la signature d’une convention triennale avec le Ministère de la Culture et de la Communication en 2004, une journée nationale de l’opéra depuis 2007, des moyens humains et financiers renouvelés…
La ROF est un réseau qui fédère aujourd’hui 25 maisons d’opéra, scènes ou festivals lyriques, tous différents mais tous réunis autour du même projet, celui d’un service public de l’art lyrique.
Cette évolution s’accompagne en 1991 d’une modification de ses statuts et d’un changement de dénomination : l’association prend le nom de RTLF – signe d’un recentrage sur les institutions elles-mêmes –, les critères d’affiliation sont nettement assouplis et les missions précisément définies. Parallèlement, la structure se professionnalise par le recrutement, en 1998, d’un délégué général, en charge de sa gestion.
La présidence de Laurent Hénart, à partir de 2001, marque un tournant dans l’évolution de l’association avec notamment l’édition d’un livre blanc de l’art lyrique en France en avril 2002, une révision des statuts en 2003 (qui fait naître la ROF) puis en janvier 2008, la signature d’une convention triennale avec le Ministère de la Culture et de la Communication en 2004, une journée nationale de l’opéra depuis 2007, des moyens humains et financiers renouvelés…
La ROF est un réseau qui fédère aujourd’hui 25 maisons d’opéra, scènes ou festivals lyriques, tous différents mais tous réunis autour du même projet, celui d’un service public de l’art lyrique.
